CONTENU
Recherche
Recherche
Infos diverses
Réédition :
CHARLES DEMIA
et les Origines
de l'Enseignement
Primaire
Charles_Demia.png
de G. Compayré
_________________
ANCIENNES
USINES A EAU
Volume 1
ST JEAN LE VIEUX
PatcouvertureVol1.jpg

Visites

 83187 visiteurs

 5 visiteurs en ligne

Webmaster - Infos
La famille Gilardin et leurs descendants ont été propriétaires du château de Champollon pendant plus d'un siècle et demi à partir de 1846, lorsque Jean-Alphonse Gilardin s'en est rendu acquéreur. Voici les biographies, de Jean Alphonse Gilardin et de son fils Isidore Tony, deux générations qui se succédèrent à Champollon entre 1805 et 1909.

Jean Alphonse Gilardin est né Turnhout en Belgique, le 3 floréal an XIII (17 mai 1805). Ses parents étaient Jean François Gilardin (1767-1833) et Albertine Isabelle van Uxem.

Il se maria à l'âge de 24 ans (le 4 août 1829), à Verdun-sur-le-Doubs en Saône et Loire avec Jeanne Louise Hyacinthe Midey de six ans sa cadette.
De ce mariage son nés :
  • Louis Gabriel Ernest GILARDIN en 1830
  • François Amédée GILARDIN en 1832
  • Isidore Tony GILARDIN en 1833-1911
  • Paul Auguste GILARDIN en 1834
  • Hyacinthe Aspasie GILARDIN en 1838
Jean Alphonse Gilardin débuta, comme avocat, au barreau de Bourg, Il exerçait à Belley où son père fut directeur des douanes. Puis il passa à celui de Lyon et y acquit rapidement une réputation brillante. En 1836, il fut nommé substitut du procureur général à la Cours royale de cette ville et en 1840 procureur du roi. Il fut ensuite nommé procureur général à Alger le 29 novembre 1845.

A la révolution de 1848, il n'accorda pas un franc soutien à la République et fut révoqué le 17 mars. De retour à Lyon et Champollon, sa femme décéda en octobre. Le 29 1851, on lui proposa le poste de garde des sceaux qu'il refusa.
Sa carrière reprit le 6 janvier 1849 comme procureur général à la Cours d'appel de Montpellier. Le 31 mai suivant il occupa le même poste à Lyon.
 
gilardin.png
Jean Alphonse Gilardin
Après le coup d'état de Napoléon II, le 2 décembre 1851, il reçut en 1852 la décoration de commandeur de la Légion d'honneur.
L'année suivante, le 2 janvier, il est nommé premier président de la Cours Impériale de Lyon, et se remarie avec Clémentine de Villas d'Arnal (1).
En 1860 il prit la présidence de l'Académie des belles lettres de Lyon dont il était membre.

Il gagne le siège de conseiller général du canton de Poncin aux élections de 1865, occupé préalablement par feu baron Passerat de la Chapelle, maire de Saint Jean le Vieux, décédé la même année. Il sera largement battu aux élections de 1871.
Nommé premier président de la Cour impériale de Paris par décret du 8 mars 1869, il atteignit le plus haut poste qu'un magistrat puisse espérer.

Jean Alphonse Gilardin a publié plusieurs discours de rentrée et un certain nombre d'analyses de jurisprudence ou de philosophie. Ses publications les plus célèbres sont :
  • Etude philosophique sur le droit de punir en 1841.
  • Philosophie de l'histoire en 1857.
En 1872, la publication d'une brochure hostile au suffrage universel l'identifia définitivement comme orléaniste.
Jean Alphonse Gilardin est décédé le 9 novembre 1875 dans son château de Champollon qu'il a profondément transformé.

(1) Veuve d'Arthur de Cazenove depuis 1841, mère de Raoul de Cazenove (1833 – 1910) qui fut président de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon.
Isidore_Gilardin.png
Isidore Tony Gilardin

Isidore Tony Gilardin est né à Lyon le 4 janvier 1833.
 
Après des études de droit, il accède à la magistrature comme substitut au procureur impérial à Belley, puis à Bourg et enfin à Lyon où il est vice président en 1867 et conseiller en 1873. Il prend sa retraite en 1903.
 
Il affectionnait particulièrement sa résidence secondaire de Champollon où il est décédé le 7 juillet 1911.
 
Il fut conseiller municipal de Saint-Jean-le-Vieux, et très actif au sein de plusieurs sociétés caritatives ou religieuses. Il reçu la décoration de Chevalier de la Légion d'honneur en 1889. Membre de l'Académie lyonnaise il fut élu dans la section « Philosophie, Morale, Jurisprudence » en 1892.

De son mariage à Lyon avec Marie Emma Duboys, le 16 octobre 1872, ils eurent une fille, Alice, qui épousa au même lieu Joseph Stanislas Maurice Déchelette le 21 août 1894.

C'est Isidore qui mit en forme et publia l'ouvrage de son père Divers système de psychologie. Il écrivit et publia aussi plusieurs rapports et discours.





Bibliographie :

Claude-Joseph Bonnet, Soierie et société, à Lyon et en Bugey au XIXème siècle, tome 2, Henri Pansu, Lyon, 2012.

La magistrature française : les premiers présidents de la Cour de Paris(1802-1889), Charles Desmaze, 1889.

Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon. Rapports, fondations, concours, notices biographiques. 1909-1912, Lyon, 1912.

Nos Lyonnais d'hier : 1831-1910, abbé Adolphe Vachet, Lyon, 1910.

Date de création : 20/04/2013 @ 14:41
Dernière modification : 14/11/2014 @ 08:47
Catégorie : CONTENU - CELEBRITES-NOTABLES
Page lue 2889 fois
Précédent  
  Suivant