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CHARLES DEMIA
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de G. Compayré
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USINES A EAU
Volume 1
ST JEAN LE VIEUX
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champollon_1.jpg


Le château de Champollon est situé au nord de Varey, s'adossant au même massif, à l'Est de Saint Jean le Vieux. Proche de la vallée du Riez et du hameau de Sècheron. L'accès se fait à partir de Sècheron ou de Saint Jean le Vieux par la route de l'Abergement de Varey puis le chemin de Champollon, à partir de la Planche Bouvet. Cette propriété privée, par définition inaccessible au public est également invisible depuis la rue. Cependant, le château révèle son plus bel aspect depuis la plaine d'où il est recommandé de le contempler. Quelques maisons situées sous l'édifice forment le petit hameau de Champollon, par lequel se faisait l'accès à la propriété, encore au début du 19ème siècle.

Les origines du toponyme dont l'usage est rare, pour ne pas dire unique, pourrait résulter d'une agrégation de deux mots du moyen français (1330-1500) : champ, désignant un espace rural où se déroule une activité militaire [Godefroy complément, FEW II-1, 156a-160b : campus ], et pellon, "velu, garni de poils" [FEW VIII, 503a : pilosus]. L'association de ces deux mots pourrait par conséquent désigner une aire de pelouse où se déroulait un entraînement militaire. C'est sur ce bel emplacement dominant la plaine que fut bâtit une gentilhommière et ses dépendances enclos de murs, érigés en fief, sans doute avant le début du 15ème siècle.

Sur les traces des propriétaires de Champollon

La famille Louvat

D'azur, à un loup passant d'or

Mblason_louvat.pngarie Claude Guigue a indiqué que ce petit fief avec château était la propriété de François Louvat de Champollon, écuyer, seigneur du Poussey(1) dès le commencement du 16ème siècle. Cependant, la lecture des Souvenirs du règne d'Amédée VIII premier duc de Savoie(2), nous apprend la participation de Jean Lovat, seigneur de Champollon, à la campagne du duc de Savoie en Lombardie en 1426. Son auteur, qui a tiré ses informations dans les registres de la Cours des Comptes de Turin, indique que Jean Lovat avait fourni un effectif de deux lances c'est à dire deux ou trois hommes d'armes à cheval, et qu'au total 150 lances furent fournies par le Bugey. Notons que le chevalier Amédée de Chalant, seigneur de Fenis et de Varey, maréchal de Savoie, intégra huit lances qu'il rassembla à son fief du Val dAoste.

Les Louvat se succédèrent à Champollon jusqu'à Adrian qui n'eut qu'une fille, Françoise, laquelle épousa Hugues d'Oncieux, coseigneur de Douvres. C'est ainsi que Champollon passa aux Oncieu, seigneurs de Douvres.


La famille Oncieu

D'or, à trois chevrons de gueules

 

blason_oncieu.png

Il est admis que les Oncieu sont originaires de la paroisse d'Oncieu près de Saint Rambert en Bugey. Il y eu plusieurs branches dont on appréciera le détail et la complexité dans l'ouvrage de l'Abbé Marchand(3). La branche qui nous concerne, celle des seigneurs de Douvres, donna à la sixième génération naissance à Guillaume II d'Oncieu coseigneur de Douvres et de Cognât, sénateur, puis président au Sénat de Savoie ; également jurisconsulte, poète et philosophe, il publia plusieurs ouvrages d'une « érudition remarquable ».

Guillaume d'Oncieu fonda en 1648 une chapelle ou un oratoire dans l'enclos de sa maison noble de Champollon, placée sous le vocable de la Purification de Notre Dame et a ordonné d'y célébrer annuellement 12 messes. Pour leur financement, le recteur recevait une rente annuelle de 12 livres et six sols sur un capital de 250 livres emprunté audit seigneur par Claude Manu de l'Abergement. Celui-ci ayant racheté cette rente en 1675, la chapelle se trouva privée de ressource. En remplacement, Guillaume d'Oncieu dota la chapelle d'une pièce de pré(4) dont les revenus seraient d'après lui un peu supérieurs au « servi » antérieur. Ce pré d'une contenance de 3 seytives, environ 6800 m2, était situé à St Jean le Vieux au lieu appelé au Clozeau, le long du chemin menant à Ambronay, bordé coté sud par le ruisseau de Borbolliet, ru formé jadis par les eaux du coteau en prolongement du chemin boueux des Berlodes. Messire Nicolas Cudier prêtre curé à Saint Jean le Vieux, fut alors désigné comme nouveau recteur. La chapelle de Champollon était encore propriétaire, en 1791, de  18 mesures de terre, environ 1ha 50 ares, au lieu dit "les Lèchères", mis en adjudication en tant que bien national pour 1056 livres, une petite fortune pour ces terrains humides situés au nord du "Clozeau".

En 1649, Guillaume d'Oncieu projetait d'ajouter un étage à sa maison de Champollon. Il commanda le 25 novembre à Claude Tillier dit Mouron, maître maçon et tailleur de pierres du Mollard d'Ambronay, plusieurs grandes cheminées et des chausfe-pances, sorte de cheminées basses. Les encadrements de fenêtres furent prévus de cinq pieds et demi de hauteur, et deux pieds et huit pouces de largeur, avec un appui, l'ensemble de la même épaisseur que les murs. L'escalier d'accès s'envisagea avec des marches de quatre pieds de largeur utile encastrées de treize pouces dans la muraille, un giron de treize pouces et une hauteur de six pouces. Il s'agissait donc d'un escalier droit. Chaque niveau comportait probablement plusieurs pièces, d'où la commande de plusieurs grandes cheminées, mais aussi parce que plusieurs encadrements de porte font partie du marché. Les quantités ne sont cependant pas précisées. La pierre provenait d'une carrière d'Ambronay. Par la même occasion, la toiture dut être reconstruite, et c'est sans doute dans ce but que fin décembre 1649, le dit Sieur commande à Philippe Lucquin, carronnier de Varambon, trente milliers de tuiles à crochets et six cents tuiles cornières selon le modèle donné pour être livrées à la maison de Champollon, moitié à la saint Martin d'hiver 1650, et l'autre moitié au 15 août 1651(4a). Puis en 1651, Pierre Mathieu, maître charpentier de Saint-Jean-le-Vieux, réalisa deux planchers à la française sur la salle située côté sud de la grande porte, les bois de chêne et de sapin étant fournis par le propriétaire(4b).
 
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Son petit-fils Hugues, né le 6 septembre 1597, épousa Françoise de Champollon le 4 février 1617(5); sont issus de ce mariage deux enfants : Guillaume IIIème du nom, et Anne.

Guillaume III, coseigneur de Douvres et seigneur de Champollon, naquit à Douvres le 27 mai 1618 et mourut à Champollon le 10 mai 1681(6). De son mariage avec Clauda Calamier, il n'eut qu'une fille, Benoîte, qui décéda à 35 ans en 1682 à Ambronay. Etant privé de descendant mâle, Guillaume avait testé en faveur de son cousin(7), le marquis de Chaffardon, plutôt qu'en faveur de ses neveux, enfants de sa sœur Anne mariée à d'Enemond de la Balme, seigneur de Monchalin en Dauphiné. Ceux-ci, qui avaient eu vent d'un testament, se précipitèrent à Champollon pour arracher un codicille à leur oncle agonisant, mais ce fut en vain. Quelques mois plus tard, François d'Oncieu, baron de la Bastie et de Saint Denis, marquis de Chaffardon, président de la Cours des Comptes de Savoie, prend possession de son nouveau patrimoine et devient aussi seigneur de Champollon.

Dès le 26 octobre 1681, François d'Oncieu mandate son notaire ducal, Maître Joseph Cuydard de Chambéry, pour bailler en admodiation l'ensemble de ses biens de Champollon et de la région, ainsi que les rentes nobles de Champollon et Mérignat, à Honnête Jacques Naillod pour une durée de six années(8) et un loyer annuel de 800 livres plus un demi quintal de chanvre peigné beau et bien conditionné, le tout payable à Pâques dans sa maison de Chambéry. En outre, il enverra chercher à Champollon, chaque année, "un tonneau de dix barraux de vin du côteau des Licouppes qu'il possède à St Germain, un char de foin et huit bichettes d'avoine".
 
chapelle.jpg
Chapelle et tour sud-ouest - Photo A. Allano
Secondé par un régisseur, il ascensa ensuite ses biens à un certain Ganya jusqu'en 1690(9). Un autre bail à ferme fut signé en 1691(10), puis le 30 décembre 1696, la propriété fut admodiée à Charles Cozon fils de Jean, bourgeois d'Ambronay(11). Outre la maison noble, l'objet comprenait tous les biens en dépendant, même la rente noble de Champollon et celle de Mérignat qui avait été acquise du Sieur Desbordes avec les vignes des Licoupes à Saint Germain, avec en plus le pré de la Sieruaz, une vigne de six ouvrées et une chènevière venant des frères Ganya, et une vigne en Ténéaz. François d'Oncieu se réserva pourtant le droit d'usage de la maison lorsqu'il viendrait en villégiature, pour lui et sa famille, avec tous ses meubles et le jardin. Il se réserva aussi les bois, sauf le bois mort et le taillis que le Sieur Cozon pouvait utiliser pour se chauffer. Les conditions en étaient le paiement annuel de mille livres, à Pâques et à la saint Jean, plus dix livres de chanvre peigné en limaçon, sept setiers de vin des Licoupes, sans doute le meilleur, une charrée de foin et huit bichettes d'avoine. L'entretien des meubles et immeubles devait être assuré par l'occupant, matériaux à la charge du propriétaire, afin de rendre les biens en état semblable en fin de bail. Le fermier devait aussi l'entretien des planches franchissant les cours d'eau, là où le seigneur y était tenu. On pense notamment à celles du passage à talons, appelé présentement le chemin des Morts. L'année de son départ, le fermier devait également ensemencer les terres.

Vers 1720, la maison noble de Champollon était admodiée à Jean Mathieu, notaire royal, puis après sa mort, à partir de 1726, c'est son fils Joseph, contrôleur des actes de notaires et exploits, qui y résidait. Puis ce fut le tour des vignerons Sibuet : Anthelme y habitait en 1757 avec ses deux fils, François et Anthelme.

Plus tard, Champollon échut à Louis Ester d'Oncieu, marquis de Chaffardon, colonel des dragons du roi de Sardaigne. Il hérita de son père en nu-propriété(12) en 1794 , sa mère qui habitait Chambéry conservant l'usufruit. Lors de l'invasion de la Savoie par les troupes françaises en 1792, la veuve d'Oncieu s'exila à Turin, accueillie dans sa famille. Louis Ester étant au service du roi de Sardaigne n'avait pas encore été considéré comme émigré. Mais, avec la Terreur, la loi devint plus restrictive et les Oncieux figurèrent sur la liste des émigrés traîtres à la nation française : leurs biens furent confisqués et mis en vente en application de la loi du 28 ventôse An IV (18 mars 1796). Il y a peu de trace des soumissionnaires. Deux noms apparaissent cependant : les sieurs Savarin de Jujurieux et Berthier d'Ambérieu(12). Les protestations d'Etienne Joseph Louvat de Champollon, ami et fondé de pouvoir de la veuve, enrayèrent sérieusement la procédure. Le gain de temps retarda la vente jusqu'à l'amnistie du Premier Consul.
cad_champollon.jpg
Extrait du cadastre de 1828

Louis Ester décéda en 1800. Les héritiers, groupés en société, mirent en vente le domaine et les terres de Champollon. Une société composée des membres suivants en fit l'acquisition chez Me Blanchet Notaire à Chambéry le 4 Nivose An XII (26 décembre 1803) :
  • les deux frères, Joseph et Pierre Rambert Juvanon, propriétaires demeurant au Vachat, pour la valeur d'un tiers ;
  • le Sieur Jean François Brun, médecin demeurant à Jujurieux, pour l'autre tiers ;
  • le Sieur César Marie Stanislas Savarin, propriétaire demeurant à Saint Jean le Vieux, pour le dernier tiers.

L'époque contemporaine

Le partage des biens entre chaque as sociétaires fut arrêté par acte notarié reçu par Me Savarin, notaire à Jujurieux, le 8 juin 1806 (13).

C'est au Docteur Brun qu'on attribua les bâtiments, cours, jardin, terres, vergers, bois châtaignier, bois chêne et vigne, lieu dit en Champollon. Le lot comprenait aussi d'autres parcelles. Les trois autres lots comprenaient essentiellement des terres, bois et prairies. Si nous ne disposons pas de description du château et ses dépendances en 1806, le rapport estimatif du notaire Claude Joseph Dubreuil, établi neuf ans plus tôt, laisse apparaître un état de délabrement complet.

Extrait de l'inventaire dressé le 11 Prairial An III(12) :
 
...
1er lot
Le cidevant chateau appelé de Champollon
en masure dont les portes
et fenêtres ont été enlevées
avec une partie des planchers et travons [solives],
dont la partie du coté du
nord est tombée en ruine
dans lequel chateau sont plusieurs
chambres et appartements susceptibles
de réparations pour les rendre
habitables. Il y a plusieurs caves
notament deux voutées l'une sur l'autre,
au midi il y a la cours entre deux,
une cidevant chapelle et une volière,
soit colombier, à l'orient sont
des cours et ensuite des écuries, remises
et tenalier ou il y a un grand
pressoir et trois cuves dont deux
de vingt tonnaux de vendange et
l'autre de douze.
La situation est des plus agréables
à l'entour desquels batiments
sont 1° un jardin ou l'on seme
du chanvre contenant environ
la semaille d'une bichette de chenevis
2° des terres propres a semer
du bled contenant environ vingt
quatre bichettes de semaille (la bichette
de 30 livres pesant de bled)
3°une vigne d'environ trente ouvrées
4° un bois essence chenes contenant
environ lestendue de quinze bichettes de
semaille de bled
5° deux bois chataigner l'un a
bize dont la superficie est d'environ
dix bichettes de semaille et l'autre de
cinq.
Tous lesquels batiments et fonds ne
forment qu'un corps et ont pour
confins [limites] les vignes des citoyens
Guinet, Francois Fornier, des héritiers Claude
Fornier, Jean Baptiste Marcel Francois
Billon et autres du coté du soleil levant,
Le chemin tendant en Fayolle du vent,
les vergers de Jean Baptiste Mermet et
le chemin de Varey a Jujurieux du coté
du soleil couchant
le bois de Chataigners des héritiers
Dervieux de bize et en partie du
coté de l'occident
Il convient de ne former
qu'un seul lot de tous les
batiments et fonds pour en retirer
davantage.
Dans lequel lot il convient aussi
d'y joindre et comprendre le grand
pressoir et l'une des grandes cuves
joignant le mur du coté du matin
Tous les objets jestime etre
de valeur de quarante mille livres.

...

Une bichette, qui ailleurs était une mesure de quantité de grains, équivalait dans le canton de Poncin, à une aire de 7 ares 598 ; une ouvrée à 3 ares 799 - (Statistiques de M. Bossi 1808 - Canton de Poncin).
 

Le renaissance du château

champollon_serre-01.jpg Façade Sud-Ouest et serre début 20ème
Collection J. Grimbot
champollon_serre-02.jpg  
  Façade Sud-Est et serre début 20ème
Collection J. Grimbot
corps de logis.jpg
Corps de logis - Photo A. Allano
A la suite du Dr Brun, les propriétaires furent successivement : le docteur Montain de Lyon, le chevalier Alphonse de Varey, M. Bouvet qui perdit un enfant par noyade dans l'Oiselon au lieu dit à la planche Bouvet, et enfin en 1846, Jean Alphonse Gilardin alors procureur général à Alger. A son retour en métropole, il entreprit la transformation de Champollon.
 
La maison noble fut agrandie au nord par un nouveau corps de bâtiment et la tour carrée abaissée, les ouverture modifiées et les façades enduites et remodelées, des corniches de style néo-mauresque supportant l'ensemble des toitures. Il est vrai que la demeure d'origine, qui avait par ailleurs tant souffert des pillages de la Révolution ne devait guère être du goût de la bourgeoisie lyonnaise qui aspirait à un confort que n'offrait certainement pas l'ancienne bastide froide et austère. Le portail d'accès qui se trouvait à l'angle sud-est, près de la chapelle, fut démantelé ainsi que les murailles d'enceinte et les deux tours d'angle sud est. L'accès initial par le hameau de Champollon fut modifié selon la configuration actuelle. On conserva la tour adjointe à la chapelle, mais on y perça des ouvertures nouvelles. La chapelle prit un étage et ses murs surmontés d'une acrotère en créneaux mauresques. On mura sa porte nord, vers laquelle est scellé le blason de la maison d'Oncieu et une nouvelle porte donna l'accès par le sud. La position de l'autel fut donc inversée. Si la tour nord-ouest est encore entière, la porte, le blason et la date de 1652 sont sans doute des matériaux de réemploi issu des démolitions, Il ne subsiste qu'une partie de la tour nord-est, qui s’intègre dans un bâtiment annexe, construit au 19ème. Dans ce pan de tour non remanié subsiste une meurtrière qui défendait jadis le pied du mur d'enceinte oriental. Sur celui-ci s'adossait des dépendances démolies au 19ème pour accueillir une serre chauffée maintenant disparue. Seul subsiste un vitrage en arc réemployé dans une serre moderne édifiée à proximité. Sur la toiture du corps de logis deux curieux croissants de lune évoquent le passage professionnel à Alger.
 
fronton_porte_principale.jpg blason_oncieu-1652.jpg
Imposte sur entrée du corps de logis - Photo A. Allano  Blason d'Oncieu et date sur tour nord-ouest - Photo A. Allano

Vers 1825 le château était environné de vignes et de petits vergers. Les Gilardins employaient comme maître valet, Gabriel Alexandre Ruty, originaire de l'Abergement de Varey, qui avait toute la confiance de ses maîtres, et faisait office également de vigneron, jusqu'en 1882 lorsqu'il prit sa « retraite ». En 1864, il se rendit acquéreur pour son employeur, d'une vigne de 3 ares situées aux Grandes Fayoles(14). Mr Gilardin s'intéressait donc à la vigne, et sans doute à ses produits, en perpétrant la tradition viticole de Champolon, comme l'avaient fait ses prédécesseurs.
 
Les Gilardin, père puis fils, pieux et cultivés, organisaient à Champollon de fréquentes réceptions mondaines où se côtoyaient les bourgeoisies locales et Lyonnaises. Dans la serre inemployée durant l'été, ils firent donner au moins deux concerts(15). Dans l'un se produisit l'Harmonie Lyonnaise avec partie vocale, le 22 septembre 1872 ; l'autre fut donné le 16 septembre1891 par les pianistes et violonistes Madeleine et Jean Ten Have.

C'est également dans sa villégiature de Champolon que Jean Alphonse Gilardin mourut d'une attaque d’apoplexie en 1875. Son fils Isidore Tony, puis sa petite-fille Isabelle Alice, épouse Déchelette, et leurs descendants conservèrent la propriété durant tout le 20ème siècle.

Depuis une dizaine d'années maintenant, Champollon a été restauré et réaménagé en résidence par de nouveaux propriétaires.

Notes :

(1) Fief se situant dans le village de Mionnay, vendu au Comte de Montrevel le 10 janvier 1428.
(2) Souvenirs du règne d'Amédée VIII premier duc de Savoie, Henri Costa de Beauregard, Imp. de Puthod fils, Chambéry, 1839.
(3) Les Chartres de la Tour de Douvres (1250-1624), Abbé F. Marchand, Imp. Villefranche, Bourg, 1891.
(4) Archives départementales de l'Ain, 3E 1555.
(4a) Archives départementales de l'Ain, 3E 1533.
(4b) Archives départementales de l'Ain, 3E 1534.
(5) Contrat de mariage chez Me Pompée Fornier, Archives départementales de l'Ain, 3E 1507, f°47.
(6) Archives départementales de l'Ain, 3E 1557, f°48.
(7) Notons que l'Abbé Marchand fait une erreur lorsqu'il dit que Guillaume III transmet Champollon à son cousin Guillaume. Les minutes du notaire Antoine Fornier attestent que c'est son autre cousin, François d'Oncieu, baron de la Bastie, dont les descendants sont encore propriétaires en 1806, qui fut héritier universel de Guillaume III (cf notamment : AD01, 3E 1667, f°176).
(8) Archives départementales de l'Ain, 3E 1557, f°84.
(9) Archives départementales de l'Ain, 3E 1559, f°17.
(10) Archives départementales de l'Ain, 3E 1559, f°149.
(11) Archives départementales de l'Ain, 3E 1602.
(12) Archives Départementales de l'Ain, 1Q 213.
(13) Minute de l'acte communiqué par Mr J.C. Robin.
(14) Archives départementales de l'Ain, 3E 1757, f°188.
(15) Archives du Journal de l'Ain.












 
pigeonnier.jpg
Tour d'angle nord-ouest dite "le pigeonnier" - Photo A. Allano

Bibliographie

  • Souvenirs du règne d'Amédée VIII premier duc de Savoie, Henri Costa de Beauregard, Imp. de Puthod fils, Chambéry, 1839
  • Usages des pays de Bresse, Bugey et Gex, leurs statuts, stil & édits, Volume 2, Charles Revel, Impr. Jean-Baptiste Besson, Bourg, 1775.
  • Le pourpris historique de la maison de Sales de Thorenc en Genevois, Charles-Auguste de Sales, Jacques Clerc, Annesst, 1659.
  • Nos lyonnais d'hier, Abbé Adolphe Vachet, Lyon, 1910 - Biographie de Jean Alphonse Gilardin.


Remerciements à Madame Odier, Monsieur Allano, Monsieur Robin et Jacques Grimbot.


Date de création : 02/05/2013 @ 20:23
Dernière modification : 10/01/2017 @ 19:37
Catégorie : CONTENU - CHRONIQUES
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