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Façade est du château et la vallée de l'Ain

Quel triste spectacle que de voir le château de Chenavel s’enfoncer dans la décrépitude, un peu plus chaque année, jusqu'ici sans espoir de retour ! Perché sur sa barre rocheuse en rive gauche de l’Ain, entre Neuville-sur-Ain et Jujurieux, son harmonieuse silhouette attire encore le regard ; laissé à l’abandon, il ne faudra que bien peu de temps au temps pour achever ce joli morceau de patrimoine, jadis acteur de l’histoire locale. Il échappa miraculeusement au destructeur Albite, l’indifférence contemporaine aura peut-être enfin sa peau ! Bien que son histoire ne s’écrive qu’à partir du XIVe siècle, son sauvetage serait un bel exploit1.

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Blason de Claude de La Couz - Les trois hérissons ont été martelés

Ancienne place forte, lorsqu’il fut inféodé en toute justice aux sires de Buenc par les Thoire et Villard, la seigneurie passa aux Chapeau-Cornu en 1494 ; puis aux Dubreuil ; aux Bachet en 1564. L’abbé d’Ambronay Claude de La Couz la posséda entre la fin du XVIe et le début du XVIIe siècles. Il transforma la place en résidence, selon les aspirations mondaines de son époque. Une cheminée monumentale datée 1598 porte ses armes. Les possesseurs suivants furent les familles Jaillier, Lyobard, puis Reydelet, et enfin à la famille Michon, qui le conserva entre 1657 et 1790. Ces propriétaires firent à leur tour d’importants travaux comme en témoigne l’inscription « 1688 », gravée sous l’imposte de l’entrée actuelle du corps de logis principal.

Outre ce corps de bâtiment, l’édifice se composait encore à la Révolution de deux ailes jointes à l’est par un mur de près de 2 mètres d’épaisseur et 10 mètres de hauteur, où une ouverture centrale donnait accès au pont-levis enjambant un fossé d’une dizaine de mètres de largeur. L’eau de citerne était tirée par un puits dans la cour intérieure2. Le mur est fut abaissé en 1793, le pont levis supprimé et le fossé comblé, afin d’estomper le caractère militaire de l’ensemble. Puis au XIXe siècle, la cour intérieure fut définitivement ouverte par l’amputation d’une partie des ailes et du mur est, pour donner les caractéristiques actuelles. Au XVIIIe siècle la montée au château se faisait encore par un chemin sinueux naissant au pied du contrefort rocheux, donnant accès au château côté nord, et sa ferme côté sud. Une ouverture dans le mur d’enceinte permettait la communication avec le village dont la desserte était distincte. L’« entonnoir » de l’ancienne doline, côté pont-levis, avait été aménagé astucieusement en jardin à la Française, prolongé par un autre jardin, rectangulaire, avec un petit bois en bordure est, et un verger en bordure ouest. Deux allées arborées, se mêlaient côté nord, desservant un espace plus naturel.

Avec les Michon, le fief connut un certain prestige, à l’image de leurs fortunés possesseurs. La communauté des habitants de Chenavel, disposaient d’une chapelle, annexe de la paroisse de Jujurieux, dont ils dépendaient3. Ils allaient moudre leur grain au moulin du Milieu de Leymiat, lequel appartenait à la seigneurie qui était toutes justices. Les chenavellois avaient une certaine idée d’indépendance vis-à vis des autres communautés voisines, d’autant qu’ils entretenaient de bonnes relations avec la famille Michon.

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Blason des Michon de Chenavel

« Porte d’azur, à une fasce d’or, accompagnée de trois besans d’argent 2 et 1 » – D’Hozier, Généralité de Bourgogne, Belley. Fol. 270, n° 171

Les Michon possesseurs de Chenavel

Le plus ancien ascendant connu des Michon de Chenavel est Jehan Michon, Marchand de Roanne, qui engendra plusieurs branches de riches commerçants, souvent anoblis dans la seconde moitié du XVIIe siècle : ce sont les Michon de Pierreclau, du Marais, de la Farge, de Chamarandes, de Vougy, de Dommartin, de Granval, de Bostvert, de Chenavel et de Brailles. Ils ont côtoyé au XVIIIe siècle les plus prestigieuses familles lyonnaises ou parisiennes.

Parmi les MICHON de Chenavel, il se trouve que Marie-Françoise, qui s’allia à un MICHON de Pierreclos, près de Mâcon, dans le but de conserver à ses enfants le patronyme. Ainsi eurent-ils deux ancêtres implexes à la division des lignées respectives de leurs parents.

Comme leurs prédécesseurs, et jusqu’à la Révolution, les Michon tirèrent profit de la tuilerie de la Seraillière4, de leur domaine de Longeville situé dans la paroisse d’Ambronay, et de leurs carrières de pierre de taille. Ils se transmirent successivement Chenavel de 1657 à 1790.

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Claude MICHON (1609-1680)

Fils de Pierre marchand à Roanne avant 1609, et Louise MORESTIN. Il est baptisé le 16 août 1609 à Roanne, département de la Loire, en présence de son grand-père hoste du Logis de la Teste d’or.

Il se disait bourgeois et citoyen de Lyon, marchand en 1639. En 1657, il résidait à Lyon et se disait conseiller secrétaire ordinaire de la Reine ; en 1680, conseiller secrétaire du Roi maison et couronne de France et de ses finances5. Écuyer vers 1665, seigneur des Mures, il acheta les terres de Chenavel à François REYDELET sieur du Vuerloz pour 35 000 livres. Il en fit la reprise de fief le 26 janvier 1657, puis le dénombrement le 13 août 1664 6. Fils unique, et héritier universel de son père, il recueillit toute sa fortune.

Il épousa Jeanne JOBERT, le 13 mai 1637 à Lyon Saint-Paul, fille de Noble Claude JOBERT et Demoiselle Anne ROLLIN7. Après avoir testé, il fit rédiger le même jour un assignat confessant à son épouse qu’il avait retiré de la dot de sa belle-fille, Louise Bolloson, la somme de 40 000 livres, dont il a fait son propre, pour l’employer en partie pour acheter son office de secrétaire du Roy8.

Claude Michon n’eut qu’un fils9, Pierre, qui suit. Il décéda à l’âge de 71 ans, et fut inhumé le 10 juillet 1680 dans le chœur de l’église de Jujurieux.

Pierre MICHON (1639-1704)

Né le 7 décembre 1639 à Lyon Saint Paul, écuyer en 1680, il fit la reprise du fief de Chenavel le 5 août, et le dénombrement le 9 août 168110. Il se disait conseiller secrétaire du Roi maison et couronne de France et de ses finances.

Le 14 février 1665, il épousa à Lyon Sainte-Croix, Louise BOLLOSON, fille de Vespasien BOLLOSON et Anne ROSSAN. Étaient présents à son mariage : Alphonse et Claude Joseph frères de l’épouse. Celle-ci testa dans son lit à Chenavel le 8 novembre 170011 et décéda à la mi-décembre. On l’inhuma le 15 décembre 1700 dans le chœur de l’église de Jujurieux. Elle avait désigné son frère Antoine, écuyer, seigneur du Pontet, comme héritier universel.

Deux ans plus tard, Pierre MICHON épousa en secondes noces Jeanne Marie de LAMOTTE, le 24 janvier 1702 en la chapelle de Châteauvieux, près de Neuville sur Ain, en présence de Messire Claude Michon de la Tourrette et Dom Charles de Bolloson aumônier du Prieuré de Nantua, son beau frère.

Pierre MICHON n’eut pas d’enfant : il testa le 9 juin 1702 en faveur de ses cousins Hiérome et Claude, chacun par moitié ; son testament fut insinué au greffe du Bailliage du Bugey le 7 mai 1704. Partage fait par-devant Maîtres Munier et Royer notaires au Châtelet de Paris le 17 mars12.

En 1683, Chenavel était un arrière fief de Villars, comme Châteauvieux et les Allymes, ainsi qu’il ressort du dénombrement du 31 juillet 1683 du marquisat de Villars, fait par le tuteur des enfants de messire Antoine de Louvat en son vivant marquis dudit Villars13.

Pierre Michon, de par ses attitudes, ses décisions ou ses propositions, se montra souvent bienveillant envers ses villageois, comme en 168314, lorsqu’il se sépara d’une de ses meilleures terres, celle de Chambon à La Route. En 1686 il racheta les biens au sieur Claude Perrin, originaire de Chenavel, parti à Lyon comme bailleur d’eau « aux draps de soie » ; il s’agissait d’une maison, grange chapiteau, verger et pourpris, sis au même lieu de Chenavel, plus une chènevière et un pré appelé au Rougeyssar15, et un bois de châtaignier en la Mangy16 ; puis en 1687, il en accorda l’usufruit durant sa vie à son frère François Perrin, vieux maître tailleur de pierres infirme, moyennant pour le tout une annualité exceptionnellement modique de 11 livres ; il lui promit également de faire abaisser le montant de la taille au prochain rôle, sur la base du montant prévu au contrat.

En 1689, il proposa aux habitants de Chenavel de construire une église avec un prêtre desservant qui leur serait bien utile, surtout en hiver ou par temps pluvieux, lorsque le long chemin pour rejoindre Jujurieux, devient très pénible. Cette réalisation ne pouvait cependant se faire sans l’accord de l’archevêque de Lyon ni celui de l’abbé d’Ambronay haut dimier et curé primitif de la paroisse de Jujurieux. Le seigneur leur fixa l’emplacement pour bâtir le lieu de culte avec sa sacristie, son clocher, son cimetière et le presbytère ; les habitants s’engagèrent par délibération17, le 10 février, à fournir sur place tous les matériaux, 12 journées de travail et annuellement 15 sols par feu pour la portion du curé, plus la plantation d’une vigne de 10 à 12 ouvrées au lieu fertile approprié, clos de haie et travaillée pendant 4 ans par leurs soins, avant qu’elle ne produise ; aussi de fournir un luminier ou fabricien, les cierges et l’huile des lampes ; mais ils demandèrent au seigneur de fournir la cloche et les ornements. Ce bel élan d’indépendance, contraire aux intérêts des membres du Clergé en place, ne vu bien entendu jamais le jour, cependant le 8 novembre 1700, Louise Bolloson formait encore le vœu, dans son testament18, que des messes soit dites dans cette future église, pour le repos de son âme.

Messire Pierre Michon décéda à son tour en 1704 à Chenavel : il avait 65 ans ; on l’inhuma le 9 mars à Jujurieux.

Hiérôme MICHON (1663-1729)

Il fit la reprise du fief de Chenavel le 22 juin 1705 avec son cousin Claude, qui suit. Le dénombrement eut lieu le 1er juin 170619. Hiérôme MICHON, bourgeois de Paris, était fils de Jacques MICHON et Renée POPULE, mariés à Roanne le 4 novembre 1647 ; son père était marchand, bourgeois de Roanne, anobli en 1651, capitaine de son Altesse Madame en 1663, Sieur de la Chaunie en 1665. Il décéda à l’âge de 66 ans le 15 décembre 1729 au château de Chenavel et fut inhumé dans l’église de Jujurieux, en présence de Jean-Baptiste Gabriel MICHON, seigneur de Chenavel depuis 1727.

Claude MICHON (1654-1727)

Bourgeois de Paris en 1702, il avait épousé à Paris en 1681, Marguerite PAPIN, fille de feu Gabriel Papin et de Denise Bahouot20. Ils habitèrent dans l’ancienne rue des Lombards à Paris.

Claude Michon reprit la seigneurie de Chenavel, d’abord en 1705, puis en 1722 à l’occasion du joyeux avènement du Roi Louis XV à la couronne, le 4 mai 1722 21.

Ils eurent quatre enfants : Jean-Baptiste Gabriel ; Marie-Françoise ; Marguerite Agnès ; et Thérèse Paule.

Claude donna entre vif les terres de Chenavel à son fils Jean-Baptiste Gabriel, prêtre bachelier de Sorbonne, par acte reçu Me Court, notaire au Châtelet de Paris22, le 23 juillet 1721. Enfin, il décéda à Chenavel et fut inhumé le 28 avril 1727 à Jujurieux.

Jean-Baptiste Gabriel MICHON (????-1744)

Après la mort de son père Claude, il fit la reprise de fief le 18 novembre 1727 et le dénombrement le 6 avril 1729 23.

Docteur en théologie. Il semblerait qu’il se soit opposé, comme de nombreux ecclésiastiques, à la Constitution Unigenitus, promulguée le 8 septembre 1713 par le pape Clément XI à l’encontre des écrits jansénistes de l’oratorien Quesnel, comme le laisse penser la rédaction de son acte de décès du 14 octobre 1744  :

Messire Jean-Baptiste Gabriel Michon, seigneur de Chenavel, prêtre et bachelier de Sorbonne étant mort le 14 octobre 1744 dans son château dudit lieu après avoir donné des grandes marques de religion et en particulier le sixième du présent mois en recevant le saint viatique des mains de je soussigné curé de Jujurieux sa paroisse et faisant son acte de foi il rétracta en présence de Messire Pierre Michon prêtre religieux24, ancien bénédictin et de quarante ou cinquante autres personnes, tout acte d’appel qu’il aurait pu interjeter de la Constitution Unigenitus et autres sentiments erronés qu’il aurait pu avoir, protestant qu’il voulait vivre et mourir dans l’union de l’Église Catholique avec toute la soumission possible aux décrets des souverains pontifes, ce qu’il a soutenu devant plusieurs des soussignés qui le sont allé voir dans la suite de sa maladie et jusqu’à la fin de sa maladie, après quoi il a été enterré le 16 octobre suivant en présence des soussignés curés chanoines et vicaires du voisinage. Duglas, curé de St Jean le Vieux.

Claude-Étienne MICHON (~1712 – 1784)

Né probablement à Paris vers 1712, il fut capitaine dans le Régiment de Montmarin ; Chevalier de l’Ordre royal et militaire de St Louis, il résidait en 1758 en son château de Chenavel, dont il fit la reprise de fief et le dénombrement les 20 février et 31 mai 1758. Il en avait hérité de son aïeul maternel Claude, en vertu des dispositions de son testament.

Célibataire, il hébergea sa sœur Marguerite. En 1755 il recueillit aussi, sa vieille tante infirme et atteinte de langueur, Anne Michon de Lyon, où elle vivait assez chichement pour une dame de son rang, avec une pension de 300 livres de rente viagère due par les Prévôts des Marchands et Échevins de Lyon, par acte reçu Saulnier du 15 décembre 1729, ce qui lui permettait toutefois d’entretenir un domestique. Âgée d’environ 80 ans elle ne survécut que quelques mois à Chenavel et décéda le 27 septembre. On l’inhuma le lendemain dans le chœur de l’église de Jujurieux. La vente de ses meubles lyonnais avait produit 800 livres. Ils se composaient principalement d’une petite batterie de cuisine, deux lits garnis, une douzaine de chaises paillées, deux commodes et trois armoires en noyer, un grand fauteuil appelé confessionnal, quatre chaises de tapisserie commune, deux petites tentures de tapisserie en satin, une glace d’un pied de hauteur, vingt-trois paires de drap, onze nappes, quatre douzaines et demie de serviettes à la Venise, une écuelle d’argent fort simple, cinq couverts et six cuillères à café en argent. Cette tante pourrait être Anne Marie Michon, baptisée le 2 mai 1673 à Lyon Saint Paul.

À cette époque Claude-Étienne avait encore auprès de lui sa mère, puisqu’elle ne mourut que le 25 janvier 1763, et fut inhumée au tombeau de ses ancêtres en l’église de Jujurieux. En janvier 1757 elle se porta caution en faveur de son frère Jean-Baptiste qui était en conflit avec le fermier général du Languedoc à propos de 15 000 livres la trésorerie manquant dans son office de buraliste à Nîmes. Elle donna en garantie sa maison de la rue des Lombards à Paris qu’elle estimait à 80 000 livres, et qu’elle disait avoir acquise et bâtie25. Depuis sa résidence de Chenavel, elle continuait de régir ses affaires parisiennes, et pour cela elle nomma par acte du 10 mars 1758, Messire Nicolas Godelard prêtre du diocèse de Paris, demeurant rue des Areis, paroisse de Saint Jacques de la Boucherie, comme son procureur afin de recevoir en son nom, de messieurs les payeurs des rentes de l’Hostel de la Ville de Paris, les arrérages des rentes viagères, à elle appartenant, à prendre sur les Aydes et Gabelles, du tout, donner quittance et décharge valable26.

Enfin, les 20 février et 31 mai 1758, Claude-Étienne Michon fit la reprise de la terre et seigneurie de Chenavel, comme seul fils mâle de feu Étienne Michon et de Marie-Françoise Michon qui était la seule héritière de Claude Michon seigneur de Chenavel lequel par son testament du 23 juillet 1721, reçu Le Court notaire à Paris, avait substitué ladite terre à l’aîné de ses enfants mâles de celui qui succéderait à ses biens et qui porterait son nom après le décès de Jean-Baptiste Gabriel Michon son fils, qui était sous-diacre et bachelier en théologie, et ledit Claude-Étienne Michon étant celui désigné par la substitution dudit Claude Michon son aïeul paternel27. Il était rappelé à cette occasion que la terre de Chenavel était en toutes justices, et qu’elle comportait un château et maison forte avec pont levis et fossés.

En 1767, Messire Claude Étienne Michon se disait seigneur de Chenavel et des rentes nobles de l’Abergement de Varey, coseigneur de la rente noble de Champollon. Cette année-là, le 10 février vers quatre heures du soir, la grosse tour nord-ouest s’écroula de fond en comble, suite à un affaissement subit du sol. Dans cet édifice était archivés tous les titres et papiers relatifs à la seigneurie. Il fallut plusieurs jours pour déblayer les ruines et en retirer les précieux documents enfouis dans les gravats et en piteux état28.

Claude Étienne Michon décéda à Chenavel, âgé de 72 ans, le 4 décembre 1784.

Marguerite MICHON (1721 – 1806)

Elle hérita de son frère, et résida quelques années dans son château de Chenavel. Puis en 1790, elle vendit les terres de Chenavel à Étienne Joseph Louvat de Champollon (1743 – 1802) de La Combe à Jujurieux, au prix de 112 600 livres. La Dame de Chenavel habita alors Saint-Jean-le-Vieux jusqu’en 1804, et ensuite à Crémieu, chez le sieur Margand, jusqu’à son décès. Voir le chapitre consacré à Mademoiselle Michon.

__________

ANNEXES

Relations entre les Michon seigneurs de Chenavel

Relations_entre_les_seigneurs_de_Chenavel.png

________________

Comparaison entre le cadastre napoléonien et le cadastre actuel

où l’on remarque les tracés des anciens chemins et des chemins actuels,

ainsi que la partie est du château détruite, et le corps de ferme seigneuriale

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Plan de la fin du XVIIe siècle (Archives départementales de l’Ain 100 Fi)

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Les descendants de Jehan Michon

a. MICHON, Jehan
ép. VARINARD, Catherine, m. vers 1560
b1. MICHON, François
ép. SIMON, Florence, m. 1593
c1. MICHON, Bonne (bapt. 1593-12-08 – Roanne, Loire)
c2. MICHON, Simon (bapt. 1695-02-08 – Roanne, Loire)
c3. MICHON, Jeanne (bapt. 1596-07-04 – Roanne, Loire)
c4. MICHON, Jean-Baptiste (inh. 1657-05-12 – Lyon Saint Paul, Rhône)
ép. MARQUE, Pernette, m. 1636
d1. MICHON, Jeanne (bapt. 1637-11-08 – Roanne, Loire)
d2. MICHON, Jean-Baptiste (bapt. 1639-12-04 – Roanne, Loire)
ép. CHARRIER, Gabrielle, m. 1670-02-05 – Lyon Saint Paul, Rhône
e1. MICHON, Pernette (bapt. 1671-01-11 – Lyon Saint Paul, Rhône)
e2. MICHON, Élisabeth (n. 1672-08-06 – Lyon Saint Paul, Rhône)
e3. MICHON, Jeanne (bapt. 1673-07-01 – Lyon Saint Paul, Rhône)
e4. MICHON, Pétronille
e5. MICHON, Antoine (bapt. 1676-03-12 – Lyon Saint Paul, Rhône)
e6. MICHON, Marie (bapt. 1676-12-11 – Lyon Saint Paul, Rhône)
e7. MICHON de PIERRECLAU, Étienne (bapt. 1678-05-10 – Pierreclos, Saône-et-Loire, d. avant 1758)
ép. MICHON de CHENAVEL, Marie Françoise (n. vers 1691, d. 1763-01-25 – Jujurieux, Château de Chenavel, Ain), m. avant 1712
f1. MICHON de CHENAVEL, Claude Étienne (n. vers 1712, d. 1784-12-04 – Jujurieux, Chenavel, Ain)
f2. MICHON de CHENAVEL, Marguerite (n. 1721-04-03 – Paris, Seine, d. 1806-02-11 – Crémieu, Isère)
e8. MICHON, Aimé Gabriel (bapt. 1681-03-16 – Pierreclos, Saône-et-Loire)
e9. MICHON, Catherine (bapt. 1683-02-07 – Pierreclos, Saône-et-Loire)
e10. MICHON, Marianne (bapt. 1684-07-10 – Pierreclos, Saône-et-Loire)
d3. MICHON, Antoine (bapt. 1644-07-28 – Roanne, Loire)
d4. MICHON, Suzanne (bapt. 1646-04-24 – Roanne, Loire)
d5. MICHON, François (bapt. 1647-12-05 – Roanne, Loire)
c5. MICHON, Antoine (bapt. 1614-05-11 – Roanne, Loire)
ép. MARQUE, Jeanne, m. 1638-04-18 – Marcigny, Saône et Loire
d1. MICHON, Louis (n. 1640-11-12 – Lyon, Rhône)
ép. TISSEUR, Anne, m. 1664-08-02 – Lyon St Pierre St Saturnin, Rhône
e1. MICHON, Jeanne Marie (bapt. 1665-04-01 – Lyon Saint Paul, Rhône)
e2. MICHON, Antoine (bapt. 1667-07-04 – Lyon Saint Paul, Rhône)
e3. MICHON, Jeanne (bapt. 1668-03-10 – Lyon Saint Paul, Rhône)
e4. MICHON, Jean Baptiste (bapt. 1670-01-28 – Lyon Saint Paul, Rhône)
e5. MICHON, Marianne (bapt. 1670-12-28 – Lyon Saint Paul, Rhône)
e6. MICHON, Pierrette (bapt. 1672-01-05 – Lyon Saint Paul, Rhône, d. 1728-08-30 – Lyon Ainay, Rhône)
e7. MICHON, Étienne (n. 1668-10-18 – Lyon, Rhône)
e8. MICHON, Anne Marie (bapt. 1673-02-05 – Lyon Saint Paul, Rhône)
e9. MICHON, Pernette Gabrielle (bapt. 1674-04-24 – Lyon Saint Paul, Rhône)
e10. MICHON, Jean (bapt. 1675-07-01 – Lyon Saint Paul, Rhône)
e11. MICHON, Marie (n. 1676-07-23 – Lyon, Rhône, d. 1680-05-31 – Roanne, Loire)
d2. MICHON, Jean-Baptiste (bapt. 1642-05-20 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d3. MICHON, Antoine (bapt. 1645-08-25 – Lyon Saint Paul, Rhône, d. 1647-12-06 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d4. MICHON, Pernette (bapt. 1646-11-25 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d5. MICHON, Claude (bapt. 1648-07-28 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d6. MICHON, Gaspard (bapt. 1649-04-28 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d7. MICHON, Balthazard (bapt. 1649-04-28 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d8. MICHON, Jeanne (bapt. 1650-06-17 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d9. MICHON, Antoine (bapt. 1654-02-17 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d10. MICHON, Daniel (bapt. 1655-05-01 – Lyon, Rhône)
d11. MICHON, Étienne (n. 1656-07-24)
d12. MICHON, Étiennette (bapt. 1658-12-18 – Lyon Saint Paul, Rhône)
c6. MICHON, Jeanne (bapt. 1616-12-26 – Roanne, Loire)
c7. MICHON, Marie (bapt. 1619-09-29 – Roanne, Loire)
b2. MICHON, Jeanne (bapt. 1575-03-13 – Roanne, Loire)
b3. MICHON, Jean (bapt. 1578-09-22 – Roanne, Loire)
b4. MICHON, Philiberte (bapt. 1579-12-17 – Roanne, Loire)
b5. MICHON, Jeanne (bapt. 1582-07-18 – Roanne, Loire)
b6. MICHON, Georges
b7. MICHON, Pierre (l’Aîné) (bapt. 1586-12-20 – Roanne, Loire)
ép. MORESTIN, Louise, m. avant 1609
c1. MICHON, Claude (bapt. 1609-08-16 – Roanne, Loire, d. 1680-07-10)
ép. JOBERT, Jeanne (n.), m. 1637-05-13 – Lyon Saint Paul, Rhône
d1. MICHON, Pierre (bapt. 1635-05-17 – Roanne, Loire)
d2. MICHON, Pierre (bapt. 1639-12-07 – Lyon Saint Paul, Rhône, d. 1704 – Jujurieux, Chenavel, Ain)
ép. BOLLOSON, Louise (n., d. 1700 – Jujurieux, Chenavel, Ain), m. 1665-02-14 – Lyon Sainte-Croix, Rhône
ép. de LAMOTTE, Jeanne Marie, m. 1702-01-24 – Neuville sur Ain, Ain
d3. MICHON, Claude (n. 1641-03-14 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d4. MICHON, Marguerite
d5. MICHON, Jeanne
d6. MICHON, Jean-Baptiste (bapt. 1661-07-23 – Lyon Saint Paul, Rhône)
c2. MICHON, Jean (bapt. 1624-01-09 – Roanne, Loire)
ép. CLARET, Étiennette (n. 1621, d. avant 1681), m. avant 1648
d1. MICHON, Jean (bapt. 1648-08-09 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d2. MICHON, Jacques (bapt. 1651-08-24 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d3. MICHON, Claude (bapt. 1654-12-31 – Lyon Saint Paul, Rhône, d. 1727-04-28 – Jujurieux, Château de Chenavel, Ain)
ép. PAPIN, Marguerite (n.), m. 1681 – Paris, Seine
e1. MICHON, Jean-Baptiste Gabriel (d. 1744-10-14 – Jujurieux, Château de Chenavel, Ain)
e2. MICHON, Thérèse Paule
ép. MICOUD, Jean-François (n.), m. 1727-10-05 – Jujurieux, Château de Chenavel, Ain
e3. MICHON, Marguerite Agnès
ép. ROGELET, Louis, m. 1708 – Paris, Seine
e4. MICHON de CHENAVEL, Marie Françoise (n. vers 1691, d. 1763-01-25 – Jujurieux, Château de Chenavel, Ain)
ép. MICHON de PIERRECLAU, Étienne (bapt. 1678-05-10 – Pierreclos, Saône-et-Loire, d. avant 1758), m. avant 1712
f1. MICHON de CHENAVEL, Claude Étienne (n. vers 1712, d. 1784-12-04 – Jujurieux, Chenavel, Ain)
f2. MICHON de CHENAVEL, Marguerite (n. 1721-04-03 – Paris, Seine, d. 1806-02-11 – Crémieu, Isère)
e5. MICHON de LONGEVILLE, Jean-Baptiste
ép. VARLET, Marie Madeleine Rosalie (d. avant 1787), m.
f1. MICHON de LONGEVILLE, Louise Geneviève Rosalie (n. avant 1787)
f2. MICHON de LONGEVILLE, Marie Jacquine (n. avant 1787)
e6. MICHON St ÉTIENNE, Étienne
ép. Inconnue, m.
f1. MICHON St ÉTIENNE, Louis (n. vers 1733 – Nîmes, Gard)
e7. MICHON, Claude (n.)
d4. MICHON, Anne-Marie (bapt. 1656-02-28 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d5. MICHON, Pierre (bapt. 1657-07-27 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d6. MICHON, Blaise (bapt. 1658-11-09 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d7. MICHON, Jean-Baptiste (n. 1665-01-04 – Lyon Saint Paul, Rhône)
c3. MICHON, Benoît (bapt. 1615-04-23 – Roanne, Loire)
c4. MICHON, Claudine (bapt. 1617-11-12 – Roanne, Loire, d. 1659-05-04 – Perreux, Loire)
c5. MICHON, Élie (bapt. 1619-06-14 – Roanne, Loire)
c6. MICHON, Jacques (bapt. 1620-11-08 – Roanne, Loire)
ép. POPULE, Renée, m. 1647-11-04 – Roanne, Loire
d1. MICHON, François (bapt. 1649-10-03 – Roanne, Loire)
d2. MICHON, Marguerite (bapt. 1651-04-18 – Roanne, Loire)
d3. MICHON, Jane (bapt. 1653-11-04 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d4. MICHON, Étiennette (bapt. 1655-12-31 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d5. MICHON, Hiérôme (bapt. 1663-11-11 – Lyon Saint Paul, Rhône, d. 1729-12-15 – Jujurieux, Château de Chenavel, Ain)
d6. MICHON, Jacques (bapt. 1665-03-28 – Lyon Saint Paul, Rhône)
d7. MICHON, Antoine (bapt. 1666-03-16)
c7. MICHON, Anne (bapt. 1621-12-27 – Roanne, Loire, inh. 1755-09-28 – Jujurieux, Ain)
c8. MICHON, Jean (bapt. 1624-01-09 – Roanne, Loire)
c9. MICHON, Marie (bapt. 1626-02-14 – Roanne, Loire)
a. MICHON, Jehan
ép. PREVOST dit GIRAUD, Jehanne (n.), m. 1587-08-10 – Roanne, Loire

 

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Chateau-Chenavel-doline.jpg
 


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1 Voir Visage de l’Ain, N°194-195-196 de 1984, article de René Desbrosse et Jean-Paul Desbat.
2 Source : Rapport de visite du château de Chenavel par François Grumet Montpic chef de Bataillon du Génie, du 7 germinal an II, Archives départementales de l’Ain, 10L 107
3 Source : Testament de Claude Michon. Archives départementales de l’Ain, 3E 1556, f°151
4 Voir le chapitre sur la tuilerie de Chenavel.
5 Source : Chambre des Comptes de Bourgogne B 12 008.
6 Source : Chambre des Comptes de Bourgogne B 12 008.
7 Source : Testament de Claude Michon, du 29 mars 1680, Archives départementales de l’Ain, 3E 1556, f°151.
8 Source : Assignat pour Madame de Chenavel, Archives départementales de l’Ain, 3E 1556, f°153.
9 D’après le testament de son père en 1680.
10 Source : Chambre des Comptes de Bourgogne B 12 008, tome 15, page 168.
11 Archives départementales de l’Ain, 3E 1602, f°99.
12 Source : Chambre des Comptes de Bourgogne B 12 008, tome 15, page 216.
13 Source : Chambre des Comptes de Bourgogne B 12 008, tome 15, page 176.
14 Source : Archives départementales de l’Ain, 3E 1557, f°218.
15 Rougeyssar : il pourrait s’agir du « Rouge Essart ».
16 Mangy (en la) : désigne probablement l’intérieur d’une ancienne doline, phénomène karstique fréquemment rencontré dans les bois de Chenavel. La Mangy, allégorie de celle qui mange tout.
17 Source : Archives départementales de l’Ain, 3E 1558, f°204.
18 Source : Archives départementales de l’Ain, 3E 1602, f°99.
19 Source : Chambre des Comptes de Bourgogne B 12 008, tome 15, page 216.
20 Contrat de mariage du 9 novembre 1681 chez Me Royer notaire du Châtelet.
21 Source : Chambre des Comptes de Bourgogne B 12 008, tome 15, page 232.
22 Source : Chambre des Comptes de Bourgogne B 12 008, tome 15, page 239.
23 Source : Chambre des Comptes de Bourgogne B 12 008, tome 15, page 239.
24 Pierre Michon ancien prieur de Talissieu et chanoine de l'église cathédrale de Belley, habitait Chenavel déjà en juin 1744 : il est témoin dans un acte de prix fait pour la comtesse de Moyria – 3E 7111, f° 244 des Archives départementales de l’Ain. Il décéda à Chenavel le 2 janvier 1750, âgé de 73 ans, et le lendemain fut enseveli dans le chœur de l’église de Jujurieux, en présence de Messire Jean-Gaspard Buynand Grand Prieur de l’Abbaye de St Rambert en Bugey et de Messire Louis Laurent Fischer, chantre de la même abbaye. Il vécut ses vingt dernières années à Chenavel (source : inventaire de ses effets le 2 janvier 1750 - Archives départementales de l'Ain, 25B 110, N°51).
25 Archives départementales de l’Ain, 3E 1633, f°19.
26 Archives départementales de l’Ain, 3E 1634, f°45.
27 Source : Chambre des Comptes de Bourgogne B 12 008, tome 15, page 277.
28 Source : Archives départementales de l’Ain, 25B 107.


Date de création : 18/02/2017 @ 17:29
Dernière modification : 28/03/2017 @ 20:56
Catégorie : CONTENU - CELEBRITES-NOTABLES
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