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ST JEAN LE VIEUX

délibère - 1790 1921

___
Abrégé des
délibérations

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ANCIENNES
USINES A EAU
Volume 1
ST JEAN LE VIEUX
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Au début du XVIe siècle, le village de Varey comportait une partie confinée à l’intérieur de l’enceinte fortifiée et constituait « le Bourg », au sens de la définition qu’en donne l’Académie Française en 1694 « Assemblage de maisons ordinairement fermé de murailles ».

L’accès principal de l’ensemble – bourg et château – se faisait par la porte dite « Calaise », se situant au nord avec un pont-levis. D’autres poternes plus ou moins dérobées permettaient un accès piétonnier. Le château n’eut un accès particulier avec l’extérieur qu’à partir du XVIIe siècle, comme nous le verrons plus loin.

Dans la moitié nord de l’enceinte serpentait la rue – on n'employait pas les termes de chemin ou charrière comme dans les autres villages – une place et quelques maisons, granges, chazaux1 et jardins, tous appartenant à diverses familles principalement roturières. Dans les actes notariés de l’époque on situait ces immeubles « dans le Bourg de Varey ». Exemple2: Messire Joachim de Beaurepaire « ascense et remet à Claude Devaux dit Guantin, laboureur de Varey, un chenavier3 lui appartenant, situé proche la porte du Bourg dudit Varey, se confinant de bize par le chemin qui joint les fossés dudit Bourg… avec la place ou chintre4 qui en dépend ».

À l’extérieur de l’enceinte s’éparpillaient à l’entour des petits groupes de bâtiments avec habitation appelés mas5. On a relevé : le mas Richerod sis au quartier du Rual de Varey6, le mas Dubouet, le mas Buliffon près du four sous les murailles occidentales, le mas Bergeron dont on a conservé le lieu dit chez Bergeron. On était très loin de la densité urbaine actuelle.

Au XIXe siècle, le terme de « Bourg » est remplacé par celui de « Ville »; les autochtones l’emploient encore. La définition de la « ville » en 1798 et 1732 est semblable à celle du « bourg » en 1694 : « Assemblage de plusieurs maisons disposées par rues, et fermées d’une clôture commune, qui est ordinairement de murs et de fossés ».

En 1826, on recensait dans la Ville encore 9 petites maisons d’habitation ayant de une à trois ouvertures, 6 jardins et 14 bâtiments ruraux, répartis dans 16 familles. Puis, le propriétaire du château, Barthélemy Noé Dervieu, rachète les unes après les autres toutes ces propriétés avant la fin du XIXe siècle. C’est de cette manière qu’on aboutit à la configuration foncière actuelle regroupant le château, la ville, les murailles et les fossés.

1 Chazaux : terme local, pluriel de chazal ou chasal, emplacement propre à bâtir.
2 Source : Archives départementales de l’Ain, 3E 1547, f°290. 1664.
3 Chenavier : terme local désignant une chènevière.
4 Chintre : ou chaintre, emplacement non cultivé, passage.
5 Mas : ou mex, meix, anciennes métairies seigneuriales de mainmorte. Voir dictionnaires Godefroy et de Trévoux, ainsi que le chapitre concernant les principaux droits seigneuriaux.
6 Rual de Varey : quartier du Roy actuel.
  
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Date de création : 06/05/2017 @ 11:50
Dernière modification : 06/05/2017 @ 11:50
Catégorie : CONTENU - VAREY CHATELLENIE FRANCAISE
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