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ST JEAN LE VIEUX

délibère - 1790 1921

___
Abrégé des
délibérations

_________________
ANCIENNES
USINES A EAU
Volume 1
ST JEAN LE VIEUX
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Dans une "Transaction entre Mr de la Biguerne et Jean Jacques Muvilliand et sa femme", du 9 février 1664, nous apprenons que Messire Etienne François BACHOD, le prêtre qui consacra la chapelle d'Hauterive, eut quatre filles naturelles : Marie, Catherine, Anne et Sébastienne. Elles furent prises en charge par leur oncle Emmanuel Philibert, seigneur de la Verdatière, qui les combla outre mesure et leur promit une dot de 500 livres chacune, à prendre sur la donation qu'il fit à noble Dominique RUFFIN résidant en Savoie. Lorsque Marie épousa en seconde noce Jean Jacques Muvilliand, les dots n'ayant toujours pas été versées, le couple assigna le savoyard. Comme souvent, un compromis fut finalement trouvé : sur les 500 livres, plus 40 livres d'intérêts, 150 livres furent versées en Louis d'or et d'argent et le reste hypothéqué sur les revenus de la ferme de la Verdatière, terres, habitation et bâtiments, qui étaient amodiés en 1664, à Jean Baptiste MONIN marchand drapier de l'Abergement de Varey, habitant à Saint-jean-le-Vieux.
Des compléments on été apportés dans le chapitre concernant la famille Bachod.

La scie de "sous Fayat" - le 01/10/2015 @ 15:25
Nous connaissions l'existence de la scie sur le Riez à Saint-Jérôme signalée dans un marché passé par Claude Beccuat en 1655, mais aucune usine de ce type dans la vallée de l'Oiselon. Le seigneur de Varey en fit pourtant construire une pendant l'hiver 1671-1672, par François Berthety et Claude Nivet, tous deux maîtres charpentiers, près de la ruine de la grange Tillion, au lieu dit "Sous Fayat". Plus personne ne sait où se trouvait la grange Tillion, mais "Sous Fayat" est situé en amont du hameau du Battoir, rive gauche de l'Oiselon. Le contrat prévoyait l'exploitation des bois d'œuvre de la forêt de Fayat dont une partie servirait à rémunérer l'investissement initial réalisé par les charpentiers en construisant l'usine, et aussi leur travail de scieur mécanique. Cette forme de traité signé avec François de Beaurepaire leur était très favorable. L'année suivante, Joachim de Beaurepaire, son frère, également seigneur de Varey, craignant de voir leur forêt rapidement engloutie,  trouva un arrangement pour rompre le contrat. Les constructeurs restèrent propriétaires de leurs installations, et le seigneur leur albergea les eaux de la rivière, à la condition qu'ils ne scient désormais que pour leur propre compte, ou utilisent l'eau pour autre chose, sauf pour mouvoir un battoir ou un moulin à farine concurrents. Combien de temps cette activité a-t-elle perduré ? Il ne subsiste visiblement pas de trace sur le site.

A propos des Pauly - le 15/09/2015 @ 17:18
Pierre Benoît PAULY et Etiennette CARENTE, mariés en 1636, avaient eu une fille dont nous ignorions le prénom, mais dont nous savions qu'elle épousa Pierre BLANCHON de Pont d'Ain. Or le voile est levé dans une transaction de 1676, chez Me Gorraty, où sa dot est évoquée : elle se prénommait Sybile. En seconde noce elle épousa le 28 avril 1687, Aimé PROTY, Maître cordonnier, également de Pont-d'Ain.

Notables : Nobles Jourdain - le 01/09/2015 @ 10:50
Le patronyme JOURDAIN ou JORDAIN, fait partie de ceux des plus usités, y compris dans les pays de l'Ain. Parmi ces familles, généralement roturières, bourgeoises ou paysannes, l'une d'entre elles se distingue de par sa noblesse et sa notabilité. Une branche s'est installée à Saint-Jean-le-Vieux au XVIIe siècle.

Vocabulaire - perrière - le 17/08/2015 @ 14:43
Au XVIIe siècle le mot perriere désignait une carrière où l'on tirait des pierres de taille. Une attestation est donnée dans un « prix fait »1 datant de fin 1671 où Pierre Claude Matton, maçon et tailleur de pierres de la Route, doit extraire dans les perrieres de Chenavel certaines grosses dalles nécessaires à la clôture du cimetière de l'église de Saint-Jean-le-Vieux.

1 Archives départementales de l'Ain, 3E 1569, cahier N°4, f°45.

Vocabulaire - biolière - le 02/08/2015 @ 09:23
Certains toponymistes trouvent la racine du mot biolière dans le vieux français boule et son diminutif bouleau. D'autres indiquent qu'il pourrait être dérivé de berle, le cresson.  Mais une délibération du Conseil Municipal de Saint-Jean-le-Vieux datée du 15 mai 1809, donne la définition d'usage local : "biolière ou canal". Le mot biolière désigne donc aussi un canal ou cressonnière, le cresson étant encore présent dans le canal des Agneloux à Hauterive appelé jadis la "biolière des Agneloux".

Toponymie - chez Barberousse - le 08/07/2015 @ 15:28
Le Testament de Pierre Poguet précédemment cité révèle également que sa maison de Barberousse, la grange et le domaine attenant, s'appelaient "chez Barberousse". Il est donc certain à présent que le nom du lieu actuellement appelé "Barberousse", est issu du patronyme d'un des anciens propriétaires, comme "chez Bergeron" à Varey ou "chez Chabois" à l'Abergement de Varey, qui n'ont pas évolué de la même manière, ni aux mêmes époques.

 La base des noms de lieux a donc été modifiée.

Toponymie - en Gardon - le Petit Gardon - le 05/07/2015 @ 18:40

Nous n'avions pas encore trouvé d'attestations pour ces deux noms de lieux encore utilisés de nos jours. Merci à Vincent pour la difficile transcription en cours du premier testament de 24 pages de Maître Pierre Poguet notaire royal de Varey en 1617. Ajouts et propositions d'étymologie du toponyme dans la base des noms de lieux.


Pestiférés de 1597 - le 30/06/2015 @ 09:16

Durant l'été 1597 la « contagion », autrement dit la peste, envahit à nouveau la région. Parmi les malheureuses victimes, quelques privilégiés ayant la chance d'avoir un patrimoine à transmettre, dictent leurs dernières volontés dans six testaments nuncupatifs reçus par le notaire ducal Pompée Fornier.

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Le premier désigne le bois de châtaigniers au nord-est du château de Champollon, et le second, attesté en 15021, situe les terres au pied d'une ancienne "mate"2 de la rivière d'Ain, entre Pré Fromante et Prés Levrat, voir la carte à la rubrique toponymie de Saint-Jean-le-Vieux.

Dans cette rubrique nous avions indiqué que ces toponymes pourraient avoir un lien avec Guy de Sure, 11ème abbé d'Ambronay au début XIIIe siècle, ou plus probablement avec les seigneurs du Châtelard de Lhuyre. Or au XVIIe siècle, ceux-ci possèdent encore plusieurs fonds sur les territoires de Varey, Saint-Jean-le-Vieux et Hauterive.

Le dernier de Sure, seigneur du Châtelard, Antoine dit Gallois, fut condamné à mort et exécuté à Thonon en 1434 pour avoir comploté contre la personne du Duc de Savoie, Amédée VIII. Ses biens furent confisqués, et le château, mandement et forteresse de Lhuyre échangés par son Altesse en 1483 avec Jean Damelis de Bonau de la châtellenie des Allinges de Thonon, exceptés quelques héritages donnés à Honnête Jean Liobard de Pont d'Ain ; en contre échange Jean Damelis lui céda sa maison haute dite de Bonau de la châtellenie des Allinges de Thonon, avec droits et héritages en dépendant. Pierre Damelis (fils de Jean ?) vendit ensuite le Châtelard de Lhuyre avec ses terres, à Nobles Pierre et Guillaume Lyobard, frères écuyers de pont d'Ain, enfants de feu Jean Lyobard3.

1 Archives départementales de l'Ain, H 125.
2 Terme local désignant un talus naturel.
3 Archives départementales de Côte d'Or - Chambre des Comptes de Bourgogne B 12018 - Tome 25 – Page 449.

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